nos vadrouilles

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Les enseignements du voyage

L'heure est venue de tirer les enseignements de ce voyage. 

Personnellement ce fut une réussite au delà de mes espérances. Pas une minute je n'ai douté, j'ai été porté en permanence par une foi et une dynamique qui ne m'ont jamais fait défaut, même dans les moments difficiles... mais y en a-t-il vraiment eu ? J'ai eu des doutes avant de partir mais aucun pendant le voyage.

La révélation pour moi, c'est la découverte du voyage en solo. Quelle sensation de LIBERTÉ ! 

Côté matériel, pas une seule anicroche remarquable, même pas une crevaison ! A si, un arceau de la tente qui cède, un matelas gonflable qui se transforme en baudruche, mais ce sont des anecdotes.

Les paysages, je m'y attendais, la température un peu fraiche aussi. C'est le vent qui m'a surpris. Permanent, fort, changeant, frais. Parfois d'une violence effrayante.

Les trois "calamités" dont ne vous parlent jamais les reportages idylliques sur ce pays sont le vent, les sandflies, et dans une moindre mesure les températures qui sont très fraîches.

Les néo-zélandais sont adorables. Accueillants, sympathiques, généreux. Ils ont une simplicité de vie qui donne envie, tout semble simple dans ce pays.

Pour autant tout n'est pas rose. Ils ont leurs problèmes de délinquance dans les villes  et aussi de racisme envers les minorités Maori, celles des îles du Pacifique et les asiatiques.

C'est un pays où il fait bon vivre pour les familles avec de jeunes enfants, mais les ados n'ont pas d'occupation, surtout à la campagne. J'ai vu des dizaines de fermes à vendre, manifestement ça n'intéresse pas beaucoup de jeunes de continuer l'activité des parents. A ce propos, vous pouvez devenir propriétaire de 10 mille hectares de terrain pour une somme dérisoire !

Le tourisme est avec l'agriculture un des deux piliers de l'économie. Et ce tourisme est très bien encadré, pas moyen de s'éloigner des sentiers battus. Difficile voire impossible de faire du camping sauvage, les routes sont toutes longées par des km de clôtures qui empêchent les touristes de sortir. Venez plutôt dans nos campings !!

Les campings parlons-en. Ils sont quasiment tous super bien équipés, avec cuisine et tout ce qu'il faut pour cuisiner, casseroles, couverts, four, gaz. Des salles avec télé, internet, wifi, des salons avec canapés. Compter entre $15 et $25 la nuit par personne. Ce sont les campings privés du type Holiday Park.

D'autres campings, ceux du DOC, Department of Conservation, sont beaucoup moins chers (de 5 à $12) mais sommaires. Quelques campings gratuits également mais souvent pas d'eau ni toilettes.

L'eau est un problème en NZ. Les cours d'eau sont infestés par une bacterie qui attaque le système digestif humain, consommation interdite. Ce sont les moutons qui sont les responsables, 30 millions de moutons tout de même. Une exception, la côte Ouest, il n'y a pas de moutons et l'eau des ruisseaux est buvable.

 Et je ne serais pas exhaustif si je ne disais pas un grand merci à toutes celles et ceux qui, par leurs messages, m'ont encouragé ! C'était devenu un rituel le matin, encore dans mon duvet bien chaud, de vous lire. Et j'ai bien ri parfois !

 

Quelques chiffres :

 

  • 44 jours de voyage effectifs, hors jours repos et balades diverses.
  • 3265 km parcourus
  • 74 km par jours roulés
  • Étape la plus longue : 111 km
  • 3 étapes de plus de 100 km
  • Moyenne : entre 14 et 19 km/h
  • 28300 m de dénivelé total
  • Soit 643 m de dénivelé par jour 
  • Plus gros dénivelé : 1334 m
  • Zéro crevaisons
  • Zéro ennuis mecaniques
  • 1 journée complète de pluie plus 3 demies journées (sur le vélo)
  • Un tendon douloureux au bas du mollet gauche un soir, puis plus rien ensuite après quelques jours de repos.
  • Et une multitude de merveilleuses et émouvantes rencontres !

 



10/01/2016
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